24.10.2007
Développement durable intégral et solidaire : défis et enjeux pour l’Europe.
Chronique Europe sur RCF 24 octobre 2007
Depuis quelques semaines la France vit, avec le Grenelle de l’environnement, à l’heure du développement durable. La question n’est pas nouvelle puisqu’il y a 20 ans la commission internationale Brundtland, du nom de sa présidente, traitait déjà de la question. Les participants de l’époque définissaient le concept comme : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». L’urgence de l’actualité et la dramatisation permettent sans doute d’accélérer le processus. Les textes juridiques et la politique extérieure de l’Union européenne y font maintenant référence. Ils imposent un cadre aux politiques des Etats membres.
On y voit déjà se profiler la création possible d’un nouveau système, sinon de gouvernance tout au moins de coopération mondiale, chargé de gérer les ressources naturelles communes à l’humanité : l’atmosphère, les océans, la biodiversité et les biens publics mondiaux que sont la paix et les cultures. En ce domaine l’Union européenne est largement engagée et veut faire entendre sa voix dans l’évolution des institutions internationales. L’adoption du traité réformateur devrait lui en donner les moyens.
L’Union européenne met en œuvre diverses initiatives et actions qui sont autant de pas vers un développement durable. Elle inscrit cette notion de manière transversale dans différentes politiques de l’UE que sont les transports, l’énergie ou le développement rural.
Le conseil de l’Europe, autre dimension paneuropéenne puisque regroupant 47 états membres du continent élabore lui aussi son programme en faveur du développement durable. Il participait ces jours ci aux discussions sur la biodiversité organisée par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Europe.
Il y a quelques jours à Lisbonne le traité réformateur qui vise à modifier les traités de Rome et de Nice apporte en matière de développement durable des indications particulièrement précises. Selon le texte présenté par la conférence intergouvernementale, le traité prévoit dans son chapitre 1, article 10A que l’Europe soutiendra le développement durable sur le plan économique, social et environnemental des pays en développement dans le but essentiel d'éradiquer la pauvreté; elle devra encourager l'intégration de tous les pays dans l'économie mondiale, y compris par la suppression progressive des obstacles au commerce international; de même elle contribuera à l'élaboration de mesures internationales pour préserver et améliorer la qualité de l'environnement et la gestion durable des ressources naturelles mondiales, enfin l’Europe s’engage à aider les populations, les pays et les régions confrontés à des catastrophes naturelles ou d'origine humaine; et de promouvoir un système international fondé sur une coopération multilatérale renforcée et une bonne gouvernance.
Ainsi, les choses sont clairement dites. Il s’agit pour l’Union d’édifier, en lien avec la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, une Europe plus prospère, plus saine et plus équitable c'est-à-dire associant, dans toutes les politiques européennes, des objectifs économiques, environnementaux et sociaux.
16:48 Publié dans Chroniques Europe sur RCF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RCF, Team Europe, Maison de l'europe, Morucci










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