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25.02.2008
En Europe du Sud, la question religieuse s'invite en politique
24/02/2008 Journal La Croix
Au moment où en France ressurgit le débat sur les sectes et que, ici ou là, le creationisme tente de pendre le dessus sur la théorie de l"évolution, en christianisme et en Islam, le Journal La Croix pose la question de la religion en politique. il se fonde sur les élections législatives qui se tiendront le 9 mars en Espagne et les 13-14 avril en Italie. Dans ces deux pays, la campagne électorale comporte des polémiques autour de l'implication des catholiques dans le débat politique.
En Espagne, la question basque ouvre la polémique ...
Alors que la campagne électorale pour les élections du 9 mars vient de s’ouvrir officiellement vendredi, l’Espagne suit avec intérêt la polémique entre le gouvernement socialiste et la hiérarchie catholique.
Elle a surgi le 31 janvier, avec la publication d’une note de la Conférence épiscopale : « Une société qui veut être libre et juste ne peut pas reconnaître explicitement ni implicitement une organisation terroriste comme représentant politique d’aucun secteur de la population, ni ne peut l’avoir comme interlocuteur politique », affirment les évêques dans ce document.
Ce passage a provoqué la colère du gouvernement socialiste de José Zapatero, qui a riposté : « Ce qui est immoral, c’est que les évêques, comme le PP (Parti populaire, droite, dans l’opposition), utilisent le thème du terrorisme à des fins de campagne électorale. » Le gouvernement s’est senti attaqué directement sur ses négociations avec l’ETA pour tenter de trouver une solution au conflit.
« Cette note, ainsi que le rassemblement sur la famille fin décembre, a cassé quelque chose au moment où les relations avec le Saint-Siège s’arrangeaient, notamment à travers l’ambassadeur d’Espagne près le Saint-Siège, dont le secrétaire d’État nous avait assuré qu’il n’y avait pas de contentieux avec l’Espagne », affirme Carlos Garcia de Andoin, coordinateur fédéral des chrétiens socialistes.
Alberto de la Hera, spécialiste des relations entre l’État et les cultes, vice-président de l’Association internationale pour la liberté religieuse, estime que les évêques ne sont pas sortis de leur rôle : « En tant que catholique, j’exige qu’ils m’apportent une information sur les problèmes éthiques du moment ; ensuite, c’est mon affaire de savoir pour qui je vais voter. Une association islamique espagnole a demandé ouvertement de voter pour les partis progressistes : si ça, ce n’est pas de l’intromission politique ! Pourtant, personne n’a rien dit… »
Reste que certains ont regretté la forme. Mgr Fernando Sebastian Aguilar, archevêque émérite de Pampelune, a estimé que la note de la Conférence épiscopale « ne fut pas parfaite ».
... et la laïcité redevient un enjeu disputé
La laïcité serait-elle le fond du problème ? En décembre dernier, lors d’une manifestation sur la famille, les paroles du cardinal Agustin Garcia-Gasco, archevêque de Valence, assurant que « la culture de la laïcité radicale mène à la dissolution de la démocratie », ont choqué les socialistes.
Jesus Garcia Abril, directeur du groupe d’édition jésuite Sal Terrae, renvoie dos à dos gouvernement et Église : « On ne peut pas dire des choses pareilles ; nous avons affaire à un certain groupe d’évêques conservateurs, ils manquent de finesse et soutiennent trop le PP ; certes, les socialistes auraient pu mieux faire, ils n’ont pas non plus contribué à rendre la situation moins tendue. Ils sont plus aigres avec l’Église, mais ils ont aussi affaire à une Église plus aigre… »
Dans une ambiance aussi difficile, le gouvernement socialiste est pourtant parvenu à de nombreux accords pragmatiques avec l’Église sur son financement et sur l’éducation. « Je crois que le conflit n’est pas tant dû à une politique laïque, mais il porte sur des changements de valeurs de la société incarnées par le gouvernement ; pour l’Église, le gouvernement est devenu un adversaire moral », estime Carlos Garcia de Andoin, qui regrette par ailleurs le manque de relais établis par le gouvernement avec les secteurs catholiques.
Une difficulté que confirme Rafael Gerez, membre du mouvement catholique Communion et Libération : « Nous avons affaire à deux mondes sans connexion aucune. Cela nous coûte énormément d’entrer en contact avec les socialistes laïques, ils sont très rétifs. »
Si les socialistes se maintiennent au pouvoir, nombreux sont ceux qui craignent une législature encore tendue. Pour éviter cela, Alberto de la Hera appelle à « un grand consensus sur des questions touchant à l’éthique ». En tout cas, avec 78,7 % de catholiques dans l’électorat socialiste dont 33 % de pratiquants, le gouvernement espagnol sait qu’il doit agir avec prudence pour ne pas heurter les convictions de son électorat.
En Italie, la question de l’immigration ouvre un clivage...
En Italie, selon une recherche effectuée par Alessandro Amadori, directeur de la société Coesis Research, 33 % des sondés estiment que la droite menée par Silvio Berlusconi représente mieux la voix des catholiques, contre 12 % pour le centre gauche guidé par Walter Veltroni, tandis que 41 % n’ont pas d’opinion (1).
Mais nombre d’électeurs catholiques refusent d’être récupérés par la droite. Ainsi, Giorgio, marié depuis 1975 et père de deux enfants, se définit comme un « catholique adulte ». Après avoir été très actif au sein de la paroisse qu’il fréquentait depuis l’adolescence, dans le quartier des Colli Albani à Rome, il est devenu un « exilé ».
« Lorsque j’ai constaté que l’on refusait d’accueillir des clandestins dans les groupes d’aide aux familles, j’ai préféré partir, témoigne cet assureur de 58 ans. Maintenant, nous fréquentons une autre paroisse et j’ai mis mes convictions chrétiennes au service d’une association sportive. »
Giorgio fait partie des électeurs préoccupés par les stratégies de partis formant alliance autour de Silvio Berlusconi, qui placent au centre de leur campagne des thèmes éthiquement sensibles, comme l’avortement ou l’euthanasie.
« Comment croire en des hommes qui prônent la défense de la vie et de l’identité chrétienne, alors qu’eux-mêmes n’ont pas respecté ces valeurs ? », interroge-t-il. Et de citer Silvio Berlusconi, Gianfranco Fini, Pier Ferdinando Casini, tous trois divorcés.
« Mais il y a des contradictions encore plus terribles, comme l’intolérance de la droite envers les immigrés. » Giorgio votera pour le Parti démocrate de Walter Veltroni, « parce qu’il faut barrer la route à Berlusconi ». Et avec l’espoir que « les catholiques puissent se faire entendre, sans se laisser envahir par ceux qui prêchent un retour à l’avant-Vatican II ».
… et les catholiques redoutent une récupération par les politiques
Paola, 40 ans, avocate, fidèle de la paroisse Saint-Augustin au centre de Rome, se montre elle aussi soucieuse. « Je regrette que la doctrine du Christ soit réduite à une idéologie politique », dit-elle, déplorant que « les thèmes éthiques ou religieux se retrouvent au centre de la campagne électorale à un moment où la société est désorientée, inquiète face à la montée de l’intégrisme islamique, à l’immigration mal contrôlée, à la précarité ».
Marguerita, 64 ans, ancienne hôtesse de l’air très engagée dans le bénévolat, ne mâche pas ses mots pour critiquer Giuliano Ferrara, qui conduit une liste anti-avortement. « Cet ex-communiste se targue d’incarner l’identité de l’Occident catholique, mais sa “conversion” dévalorise le message du Christ. Les vraies questions que nous devons nous poser, c’est de savoir comment améliorer la loi sur l’avortement dans ses aspects préventifs, comment soutenir les familles, comment éviter les licenciements de femmes enceintes. »
Pour le politologue bolognais Gianfranco Pasquini, « l’Italie souffre de l’opportunisme de certains politiques mais aussi d’une partie de l’Église » qui, affirme-t-il, « cultive les conflits pour ne pas perdre sa visibilité et risque, ainsi, de diviser encore davantage les catholiques ».
Valérie DEMON (à Madrid) et Anne Le NIR (à Rome)
(1) L’enquête porte sur 600 électeurs catholiques italiens, dont 39 % se déclarent pratiquants.
09:35 Publié dans Actualité de l'Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Emmanuel Morucci, Team europe
22.02.2008
L'indépendance du Kosovo divise les Européens.
Dimanche dernier, le Kosovo, province serbe à proclamé son indépendance. C’est un événement important aux portes de l’Union européenne. le Kosovo, etat indépendant, pourrait devenir membre de l’Union européenne. Mais la souveraineté de la république du Kosovo n’est pas sans poser de problèmes dans cette région des Balkans.
Le moins que l’on puisse dire c’est que la Serbie n’a pas apprécié du tout et condamné la scission avec son ancienne région a forte ethnicité d’Albanais mais où les Serbes représentent 10% de la population. La Russie, vexée du démantèlement et donc de la perte de son ancien satellite, a elle aussi condamné cette « proclamation unilatérale ». Parallèlement, Washington a officiellement reconnu le Kosovo.
La souveraineté du Kosovo pose question à l’Union européenne. Principalement parce que cette dernière, faute de traité constitutionnel ratifié, n’a pas la capacité juridique internationale de reconnaître un nouvel état. I appartient donc aux différents Etats membres de reconnaître ou non l’indépendance du Kosovo.
C’est là que les choses se gâtent pour la Communauté européenne. la division est grande. Les ministres des Affaires étrangères des 27 Etats membres ne sont pas parvenus à une position commune.
Comme prévu, les quatre plus grands pays de l’UE – l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie – ont reconnu, le 18 février, l’Etat ethnique albanais, la sixième région issue de la désintégration de l’ex-Yougoslavie.
Mais l’Espagne reste le pays le plus fermement opposé à une reconnaissance du Kosovo. Madrid considère en effet que cette approche risque de créer un dangereux précédent qui pourrait être utilisé par d’autres minorités ethniques en Europe, notamment dans les régions espagnoles du Pays basque, de la Catalogne et de la Galice. Chypre, la Grèce, la Roumanie, la Slovaquie et la Bulgarie ont emboité le pas de l’Espagne. Tous ont déclaré être opposés à la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo.
La majorité des Etats membres européens est néanmoins favorable à l’indépendance de la province et, dans les prochaines semaines, au moins 15 d’entre eux devraient officiellement reconnaître le nouvel Etat.
Faute de pouvoir parler d’une seule voix, les 27 ont joué d’une pirouette dont ils ont le secret et opté pour une formulation très diplomatique.
Réunis en Conseil des Affaires étrangères les Etats membres stipulent que chaque pays décidera, conformément aux pratiques nationales et au droit international, l’orientation de ses relations avec le Kosovo. A la demande de l’Espagne, la formulation du compromis final ne fait aucune mention des termes « indépendance » et « reconnaissance » du nouveau pays toujours sous tutelle de l’ONU.
On peut raisonnablement se poser la question de savoir si la position souhaitée par l’Espagne ne prouve pas plus une crainte de perdre ses propres provinces qu’elle ne vise le peuple kosovar.
19:10 Publié dans Chroniques Europe sur RCF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, RCF, radio bulle, Team Europe, Brest, Lyon, Paris
19.02.2008
European Churches meet Slovenian EU Presidency
Inter-cultural and inter-faith dialogue needed more than ever
(Conférence de presse de la COMECE à la suite de la rencontre).
On 19 February a delegation of European and Slovenian churches was received by the Slovenian Prime Minister Janez Jansa. The meeting took place upon request of the Commission of Bishops’ Conferences in the European Community (COMECE) and the Church and Society Commission of the Conference of European Churches (CEC) as part of the series of regular meetings between the churches and the EU Presidencies.
Due to the events around the declaration of independence of Kosovo, issues of peace, stability and reconciliation in the Western Balkans figured high on the agenda, one of the priorities of the Slovenian presidency. Both the Slovenian Prime Minister and the churches’ representatives expressed their commitment to foster peace and reconciliation for the whole of the Balkan region. If there is any region in Europe where inter-cultural dialogue and inter-faith is needed it is the Western Balkans, the Prime Minister expressed in his response to the churches. And he welcomed the commitment and the contribution of the churches in the region as well as in Europe as a whole. The churches stressed the need for the EU to stay committed to the ultimate aim of a full EU membership for the states in the Western Balkans and to ensure through the EU Defence and Security Mission that human rights are fully implemented in Kosovo and in the region, especially for minorities. This includes also the protection and free access of holy sites and sites of worship.
Prime Minister Jansa thanked the churches for their commitment and contributions to the European integration process, in particular for their engagement in the debate around the Lisbon Reform Treaty. The European Union is different after the enlargement process, and the fact that Slovenia is the first new member state to assume the EU Presidency is a significant symbol of this development, he pointed out.
The churches’ delegation emphasized the need for a continued full involvement of religious communities in the inter-cultural dialogue and the 2008 European Year for Inter-Cultural Dialogue in brokering sustainable reconciliation and integration.
As the EU is developing benchmarks for the further accession talks with Turkey in the area of judiciary and fundamental rights, the churches underlined the importance for the EU to demand the full implementation of religious freedom in Turkey and to give religious communities a legal status.
Other issues on the agenda of the meeting included the revision of the European social agenda and issues related to European migration and asylum policies.
The church representatives handed over to the Prime Minister their recent responses to studies and communications of the European Commission with regard to the revision of the European social agenda. “Social coherence and adequate social protection are for the churches integral elements of a successful and sustainable Lisbon strategy,” Mgr Noel Treanor and Rev Rüdiger Noll emphasized on behalf of CEC and COMECE. “Social protection includes a European framework for EU member states to establish effective, accessible and high-standard social and health systems. The churches as a major provider of social and health services in Europe play an important role in this,” they added.
With regard to issues related to migration and asylum, the churches challenged the EU Presidency, inter alia, to reduce the temporary custody for illegally-staying non nationals, for the EU to join the Convention on Trafficking in Human Beings of the Council of Europe and to find lasting solutions with regard to Iraqi refugees.
Prime Minster Jansa welcomed the churches concerns and promised to take them into account as negotiations under the Slovenian EU Presidency continue. “We are looking forward to a continued dialogue with the churches and the religious communities”, he added. A further opportunity will be the meeting with religious leaders, to which the Presidents of the European Institutions are to invite in May.
The churches were represented in this meeting by: Rev. Rüdiger Noll, Director of the Church and Society Commission and Associate General Secretary of CEC, Bishop Geza Ernisa and President Dr Aleksander Kercmar from the Evangelical Church of the Augsburg Confession in Slovenia as well as by Mgr Noel Treanor, General Secretary of COMECE and Bishop Anton Stres and Rev Tadej Strehovec OFM from the Slovenian Bishops’ Conference.
17:26 Publié dans Actualité de l'Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, team europe, COMECE
18.02.2008
Les représentants des Eglises rencontrent la présidence slovene de l'UE.
Selon une pratique désormais bien établie, les représentants des Eglises en Europe rencontreront la Présidence slovène de l’Union européenne mardi 19 février à Ljubljana. Le Premier Ministre slovène et Président en exercice du Conseil de l’UE, M. Janez Jansa, accueillera les représentants des Eglises dans sa résidence pour une rencontre dès 11h.
Les discussions porteront essentiellement sur les priorités de la Présidence slovène de l’UE : l’intégration européenne; le Dialogue des Eglises avec l’UE ; l’année 2008 du Dialogue interculturel ; l’Agenda social européen (Emploi, « Flexicurité », révision de l’agenda social) ; la Politique d’Asile et de Migration.
Les Eglises seront représentées par Mgr Noel Treanor, Secrétaire général de la COMECE (Commission des épiscopats de la Communauté européenne), Rev. Rüdiger Noll, Directeur de la Commission « Eglise et Société » de la CEC (Conférence des Eglises Européennes), l’évêque Geza Ernisa et M. Alesander Kercmar pour l’ Eglise Evangélique luthérienne de Slovénie, et par Mgr Anton Stres et le Rev. Andrej Saje, pour la Conférence épiscopale catholique de Slovénie.
18:02 Publié dans Actualité de l'Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, team europe, Brest, Lyon, Paris, maison de l'europe, Pro europa
Le Traité ratifié par la France le 14 février
Le 14 février, la France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonne. Le texte a été publié au Journal officiel. Si la France est le premier pays fondateur de l'Union européenne à donner son accord au traité, elle est le cinquième pays européen à le ratifier après la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.
17:00 Publié dans Actualité du Traité réformateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Morucci, Team Europe, Pro europa, Europe, maison de l'europe, Brest, BMO
Ratification : Qu'a voulu dire le président?
Chronique RCF du 13 février 2008
En apparaissant dimanche soir sur les écrans de télévision, le président de la république a voulu affirmer, aux yeux des Français, le succès de la ratification parle congrès du traité réformateur. Si l’on ne jugera pas l’opportunité réelle et les fondements de cette intervention, elle ouvre toutefois quelques pistes de réflexion.
Le président a parlé de la relance de l’Europe par le retour de la France dans le jeu européen. Une Europe qu’il souhaite, et je partage cet avis, agissante comme puissance mondiale mais immédiatement il parle d’influence de la France, de sa capacité a faire valoir son point de vue et le rôle moteur qui a toujours été le sien. Cela veut il dire que la France va se mettre au diapason des autres pays membres par une recherche affirmée du consensus en faveur de la représentation européenne ou bien cela veut il dire que la France va s’engager dans un processus de compétition et de concurrence vis-à-vis des autres partenaires ? C’est la situation actuelle qui préside actuellement au sein du conseil européen.
Faire de l’Europe un grande puissance suppose également que les états membres lui en donne la capacité et lui laisse la bride sur le cou. Or l’union est une Union de d’Etats nation et de peuples. Il conviendrait alors que les Etats nation s’effacent afin de laisser les peuples en décider. Ainsi, l’Europe pourrait intervenir plus fortement en matière de défense et de sécurité commune, en matière économique et sociale. Ce qui est une nécessité dans le cadre de mondialisation économique et politique qui est le nôtre.
Si le traite réformateur, que le président s’acharne à qualifier de simplifié (expression qui met le doute dans l’esprit des Français), va organiser le fonctionnement institutionnel, il ne donne pas, contrairement au traité constitutionnel, une dimension politique et surtout citoyenne a l’union européenne. En tout cas pas encore.
En tout, et c’est mon avis, il faudra aller plus loin. Est-ce bien ce qu’a voulu nous dire le président de la république dimanche soir , lorsqu’il parle de donner une dimension politique a la dimension supra nationale ? Pas si sûr. Cela suppose que les Etat membres délèguent encore un peu plus de compétences à l’Union en l’acheminant sur voie fédérale. Mais il reste à voir comment et dans quelles conditions agira le futur président du conseil européen et quelles marges de manœuvre les états membres accorderont au haut représentant des affaires étrangères.
Pour que l’Europe soit une grande puissance dans le cadre de la mondialisation, cette dernière doit être confortablement assise sur un socle démocratique. Et cela passe inexorablement par un texte fondateur instaurant et qualifiant la citoyenneté européenne. Les symboles de l’union viennent d’être retirés du traité réformateur. Aller plus loin nécessiterait la rédaction puis l’adoption d’un texte à teneur constitutionnelle. Est-ce là le projet du président de la république et celui de ses homologues chefs d’états et de gouvernement. Ils devraient alors abandonner une partie de leurs prérogatives.
10:29 Publié dans Actualité du Traité réformateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, team europe, brest, bretagne, institut Robert Schuman, Pro Europa, municipales
08.02.2008
Le Congrès en phase de ratification du traité de Lisbonne.

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Après la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie, La France sera donc le cinquième pays à ratifier le traité de Lisbonne. La Roumanie accueillait cette semaine le président de la république parti défendre le projet de traité lors de sa réception au parlement roumain.
Dans ce pays le succès est total. 387 députés ont voté pour et seulement un député s’y est opposé. C’est un moment important pour la Roumanie, pays récemment entré dans le cercle européen et qui confirme ainsi, selon un communiqué du ministre des affaires étrangères roumain, sa volonté et son engagement de faire progresser le projet européen
En France, le Parlement réuni lundi en Congrès a adopté la révision constitutionnelle indispensable pour permettre aux sénateurs et députés de ratifier le traité dès cette semaine. Il s’agissait d’effacer les modifications ajoutées lors de la signature du traité constitutionnel européen en 2005. C’est le 7 février que la procédure de ratification sera véritablement engagée En ratifiant, ce qui ne devrait pas être une surprise, la France deviendra le cinquième pays à adopter le "traité simplifié".
Que les députés votent majoritairement en faveur du traité réformateur n’est en effet pas une surprise. Certes, d’aucuns auraient préférés qu’une ratification par referendum soit proposée aux Français comme s’y était engagé l’ancien président de la république jacques Chirac. Mais son successeur voit manifestement les choses autrement.
Si l’on tente d’analyser les motivations de nos parlementaires, une grande majorité pense globalement que le traité participe a l’installation d’une Europe des Valeurs. Pour eux, l’Union européenne deviendra plus qu’un simple marché. Le projet de Traité fournit une base solide pour encourager le développement d’une Europe plus sociale. Parmi les objectifs de l’Union, tels que définis dans le Traité, figurent la promotion d’une économie sociale de marché, le plein emploi, la lutte contre l’exclusion sociale, la promotion de la justice et de la protection et de la solidarité entre les générations.
Une seconde grande raison est que L’Europe devient un acteur capable de s’imposer progressivement sur la scène internationale. En effet le Traité réformateur définit le rôle de l’Europe dans le processus de paix dans le monde, de respect de la justice internationale et des droits humains, pour un développement durable, un commerce équitable, et l’abolition de la pauvreté. Par exemple, le nouveau Traité renforce le rôle de l’Europe dans la prévention des conflits et le désarmement.
Par ailleurs, le Traité dessine une nouvelle politique étrangère et de sécurité pour l’Union européenne. En ce domaine, les politiques, la nomination d’un Haut Représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, et la possibilité de coopération dans le domaine de la défense représentent une avancée importante dans le processus de construction européenne. Sur les questions communes d’affaires étrangères et de sécurité. Le nouveau Traité constitue un fondement solide pour l’Europe en tant qu’acteur international responsable en matière de paix et de sécurité.
Enfin et c’est essentiel, les changements décisionnels opérés dans le cadre du traité réformateur sortent l’Europe de l’impasse et lui donnent les moyens de prendre des décisions à 27. Même si la volonté politique devra encore être trouvée pour avancer sur de nombreux points, le Traité a d’ores et déjà levé certains obstacles et points de blocage.
17:50 Publié dans Chroniques Europe sur RCF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, team europe, europe démocrate, Commission européenne, maison de l'Europe, brest, Lyon
La France donne le feu vert au traité, la Slovaquie reporte sa décision
Trois ans après le "non" des citoyens français à la constitution européenne, les députés et les sénateurs français ont voté jeudi pour adopter le nouveau traité modificatif de l'UE. Parallèlement, le Parlement slovaque a reporté à une date indéterminée le vote sur la ratification dans un contexte de polémiques.
A ce jour, la Hongrie, la Roumanie, la Slovénie et Malte ont déjà ratifié le traité, par voie parlementaire (EurActiv 18/12/07, 30/01/08, 05/02/08).
L’approbation de la France du traité de Lisbonne est considérée comme cruciale pour restaurer la réputation européenne du pays, après le rejet, en 2005, de la Constitution européenne, rédigée par l’ex président français Valery Giscard d’Estaing.
17:44 Publié dans Actualité du Traité réformateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, team europe, europe démocrate, Commission européenne, maison de l'Europe, brest, Lyon
04.02.2008
L'information sur le Traité de Lisbonne : « Spécial Europe » de La Croix
le journal La Croix publie ce lundi 4 février 2008 un cahier de 8 pages consacrées au Traité de Lisbonne. http://www.la-croix.com/
Ce cahier, très complet, est l'un des tous premiers suppléments consacrés au nouveau Traité par la presse quotidienne nationale.
Espérons qu'il suscitera des initiatives similaires tant de la part des médias que des organes officiels d'information et tout particulièrement dans la presse quotidienne régioanle.
La relative complexité du Traité et, surtout, son caractère très novateur exigent en effet un effort particulier d'explication de texte.
Les débats publics lors des referendums de ratification du projet de Constitution européenne en 2004/2005 ont montré l'intérêt d'une grande partie de l'opinion pour ces questions - ainsi que les conséquences désastreuses d'une information préalable insuffisante.
L'absence de débats contradictoires sur le Traité de Lisbonne - du fait de ratifications parlementaires dans 26 États membres - ne devrait pas conduire à une absence d'information sur le nouveau Traité.
Pour participer en connaissance de cause aux élections européennes de 2009 - voire pour y participer tout court - les électeurs ont besoin de prendre la mesure de la relance de l'UE permise par le traité de Lisbonne ainsi que des principales modifications qu'il apporte. Dont la moins importante n'est pas, précisément, l'accroissement considérable du rôle du PE dans la prise des décisions de l'UE ...
(Sources : Les Amis du 4/2/08).
22:37 Publié dans Actualité du Traité réformateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, Team Europe, Europe democrate
Ratification du Traité de Lisbonne
Le Congrès de Versailles se prononce aujourd'hui sur la révision de la Constitution française, préalable à la ratification du traité de Lisbonne.
13:04 Publié dans Actualité du Traité réformateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, Team europe, maison de l'europe, municipales







