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30.04.2008
Onze États membres n'ont pas signé la déclaration sur les symboles de l'Union européenne
On sait que, en réaction à la décision de la CIG de ne pas reprendre l'article de la Constitution relatif aux symboles de l'Union européenne, seize États membres ont signé une déclaration annexée au Traité de Lisbonne (n° 52), dans laquelle ils manifestent leur soutien à ces « symboles de l'appartenance des citoyens à l'Union européenne et de leur lien avec celle-ci ».
Parmi les onze États membres qui n'ont pas signé cette déclaration figurent :
* sept « anciens » États membres (sur quinze) : France / Danemark / Irlande / Finlande / /Pays-Bas / Royaume-Uni / Suède ;
* quatre « nouveaux » États membres (sur douze) : Pologne / Estonie / Lettonie / République tchèque.
Cette déclaration reste ouverte à la signature de ces États - au moins jusqu'à l'entrée en vigueur du Traité.
Éventuellement, une initiative de l'une ou l'autre Institution (ou des États concernés eux-mêmes), pourrait donc intervenir avant la fin 2008 en vue de compléter (partiellement ou entièrement), la liste des États signataires.
Pour mémoire, les cinq symboles concernent :
* le drapeau
* l'hymne
* la devise
* l'Euro
* le 9 mai.
Nous savons par ailleurs que le Parlement européen demeure très attaché aux symboles européens et prépare plusieurs initiatives pour promouvoir leur notoriété dans l'opinion publique.
La première initiative vise à réviser le règlement interne du Parlement européen pour y intégrer juridiquement les symboles et leur utilisation.
19:31 Publié dans Actualité de l'Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, présidence française de l'union eruopéenne, Team europe, europe, Brest, maison de l'europe
PFUE : Une présidence de convergence, de transition et d'anticipation.
18:35 Publié dans Chroniques Europe sur RCF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morucci, présidence française de l'union eruopéenne, Team europe, europe, Brest, maison de l'europe
24.04.2008
Une situation insupportable
* 854 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde et 10 millions en meurent chaque année
* 38 pays touchés par des augmentations fulgurantes du prix des denrées de base
* 40% d'augmentation du prix moyen d'un repas de base dans les pays en développement depuis 9 mois
* Seulement 12 semaines de consommation mondiale de riz en stock
* 100 millions de tonnes d’aliments détournées vers les bioénergies en 2006
Source : FAO
19:27 Publié dans TEAM EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Emmanuel Morucci, Team europe, Europe
23.04.2008
Goût bulgare, un brassé de femmes en Bulgarie.
Albéna DIMITROVA, Fondatrice et Secrétaire Générale de l'Alliance France-Bulgarie vient de publier un ouvrage de nature à mieux faire connaître la Bulgarie, pays de l’élargissement nouvellement entré dans l’Union européenne. Gout bulgare, le titre est bien choisi aurait pu s’écrire au pluriel. C’est un ouvrage qui présente le pays à partir de portraits de femmes d’aujourd’hui. Reprenant à son compte le titre d’un célèbre magazine féminin de Sophia, Albéna DIMITROVA embarque le lecteur dans l’imaginaire d’une société orthodoxe composée de questionnements anciens et de quêtes contemporaines, partagées entre vie professionnelle, épanouissement sensuel et vie familiale.
En réalité, la jeune auteure saisit, au travers de ces visages humains, les changements et les effets du changement. Les freins aussi que connaît la Bulgarie depuis la chute du mur de Berlin et son cheminement pour entrer dans l’Union européenne. Ainsi, à sa suite, on découvre « la peau des villes » qui pèle sur les murs gris. Il s’agit des lambeaux des vieilles affiches de la propagande de l’ancien régime communiste bientôt remplacées par les 4X3 de la communication occidentale qui déstabilisent une population en proie au gout du changement. C’est cela aussi la Bulgarie d’Albéna Dimitrova.
Mais la jeune femme, qui se présente comme économiste, n’est pas seulement auteure d’un livre dont nous souhaitons le succès de librairie. C’est aussi une personnalité engagée pour son pays et très active dans les relations franco-bulgares. La preuve, elle est une des fondatrices avec un ancien ambassadeur de France de l’Alliance France-Bulgarie. Une association qui se veut être un trait d’union entre les deux pays et dont elle est secrétaire générale.
Il est vrai que le pays, que les Français connaissent assez peu, sinon par le détestable épisode des infirmières emprisonnées en Lybie, a de l’ambition pour l’Europe. Et la réciproque est également vraie. Le désir profond d’Albéna, est d’établir entre les deux peuples des rapports de coopération et de solidarité.
L’Alliance place délibérément son action dans le projet européen. A des fins de réformes, des rapprochements s'imposent entre la France comme la Bulgarie. Dans la rencontre entre les cultures, au travers de la francophonie par exemple, les deux pays peuvent être des moteurs.
Albéna Dimitrova milite pour que naisse une société civile en Bulgarie. Elle voudrait que son pays apprenne à se mobiliser spontanément pour de grandes causes. Elle y voit une sorte de transposition d’un modèle social français qu’elle pense adaptable à la Bulgarie. Elle veut en tout cas apporter une contribution.
L’ouvrage romanesque mais fortement sociologique traduit cette volonté. Il permet de découvrir un pays à la croisée des affirmations idéologiques et des périlleuses tentatives des individus à maitriser leurs destins. Finalement c’est peut être cela le gout bulgare.
Albéna DIMITROVA, Fondatrice et Secrétaire Générale de l'Alliance France-Bulgarie vient de publier un ouvrage de nature à mieux faire connaitre la Bulgarie, pays de l’élargissement nouvellement entré dans l’Union européenne. Gout bulgare, le titre est bien choisi aurait pu s’écrire au pluriel. C’est un ouvrage qui présente le pays à partir de portraits de femmes d’aujourd’hui. Reprenant à son compte le titre d’un célèbre magazine féminin de Sophia, Albéna DIMITROVA embarque le lecteur dans l’imaginaire d’une société orthodoxe composée de questionnements anciens et de quêtes contemporaines, partagées entre vie professionnelle, épanouissement sensuel et vie familiale.
En réalité, la jeune auteure saisit, au travers de ces visages humains, les changements et les effets du changement. Les freins aussi que connaît la Bulgarie depuis la chute du mur de Berlin et son cheminement pour entrer dans l’Union européenne. Ainsi, à sa suite, on découvre « la peau des villes » qui pèle sur les murs gris. Il s’agit des lambeaux des vieilles affiches de la propagande de l’ancien régime communiste bientôt remplacées par les 4X3 de la communication occidentale qui déstabilisent une population en proie au gout du changement. C’est cela aussi la Bulgarie d’Albéna Dimitrova.
Mais la jeune femme, qui se présente comme économiste, n’est pas seulement auteure d’un livre dont nous souhaitons le succès de librairie. C’est aussi une personnalité engagée pour son pays et très active dans les relations franco-bulgares. La preuve, elle est une des fondatrices avec un ancien ambassadeur de France de l’Alliance France-Bulgarie. Une association qui se veut être un trait d’union entre les deux pays et dont elle est secrétaire générale.
Il est vrai que le pays, que les Français connaissent assez peu, sinon par le détestable épisode des infirmières emprisonnées en Lybie, a de l’ambition pour l’Europe. Et la réciproque est également vraie. Le désir profond d’Albéna, est d’établir entre les deux peuples des rapports de coopération et de solidarité.
L’Alliance place délibérément son action dans le projet européen. A des fins de réformes, des rapprochements s'imposent entre la France comme la Bulgarie. Dans la rencontre entre les cultures, au travers de la francophonie par exemple, les deux pays peuvent être des moteurs.
Albéna Dimitrova milite pour que naisse une société civile en Bulgarie. Elle voudrait que son pays apprenne à se mobiliser spontanément pour de grandes causes. Elle y voit une sorte de transposition d’un modèle social français qu’elle pense adaptable à la Bulgarie. Elle veut en tout cas apporter une contribution.
L’ouvrage romanesque mais fortement sociologique traduit cette volonté. Il permet de découvrir un pays à la croisée des affirmations idéologiques et des périlleuses tentatives des individus à maîtriser leurs destins. Finalement c’est peut être cela le gout bulgare.
Albéna DIMITROVA, Fondatrice et Secrétaire Générale de l'Alliance France-Bulgarie vient de publier un ouvrage de nature à mieux faire connaître la Bulgarie, pays de l’élargissement nouvellement entré dans l’Union européenne. Gout bulgare, le titre est bien choisi aurait pu s’écrire au pluriel. C’est un ouvrage qui présente le pays à partir de portraits de femmes d’aujourd’hui. Reprenant à son compte le titre d’un célèbre magazine féminin de Sophia, Albéna DIMITROVA embarque le lecteur dans l’imaginaire d’une société orthodoxe composée de questionnements anciens et de quêtes contemporaines, partagées entre vie professionnelle, épanouissement sensuel et vie familiale.
En réalité, la jeune auteure saisit, au travers de ces visages humains, les changements et les effets du changement. Les freins aussi que connaît la Bulgarie depuis la chute du mur de Berlin et son cheminement pour entrer dans l’Union européenne. Ainsi, à sa suite, on découvre « la peau des villes » qui pèle sur les murs gris. Il s’agit des lambeaux des vieilles affiches de la propagande de l’ancien régime communiste bientôt remplacées par les 4X3 de la communication occidentale qui déstabilisent une population en proie au gout du changement. C’est cela aussi la Bulgarie d’Albéna Dimitrova.
Mais la jeune femme, qui se présente comme économiste, n’est pas seulement auteure d’un livre dont nous souhaitons le succès de librairie. C’est aussi une personnalité engagée pour son pays et très active dans les relations franco-bulgares. La preuve, elle est une des fondatrices avec un ancien ambassadeur de France de l’Alliance France-Bulgarie. Une association qui se veut être un trait d’union entre les deux pays et dont elle est secrétaire générale.
Il est vrai que le pays, que les Français connaissent assez peu, sinon par le détestable épisode des infirmières emprisonnées en Lybie, a de l’ambition pour l’Europe. Et la réciproque est également vraie. Le désir profond d’Albéna, est d’établir entre les deux peuples des rapports de coopération et de solidarité.
L’Alliance place délibérément son action dans le projet européen. A des fins de réformes, des rapprochements s'imposent entre la France comme la Bulgarie. Dans la rencontre entre les cultures, au travers de la francophonie par exemple, les deux pays peuvent être des moteurs.
Albéna Dimitrova milite pour que naisse une société civile en Bulgarie. Elle voudrait que son pays apprenne à se mobiliser spontanément pour de grandes causes. Elle y voit une sorte de transposition d’un modèle social français qu’elle pense adaptable à la Bulgarie. Elle veut en tout cas apporter une contribution.
L’ouvrage romanesque mais fortement sociologique traduit cette volonté. Il permet de découvrir un pays à la croisée des affirmations idéologiques et des périlleuses tentatives des individus à maîtriser leurs destins. Finalement c’est peut être cela le gout bulgare.
*Goût bulgare, portraits de femmes en Bulgarie, ouvrage de Albéna Dimitrova , Editions du Rocher.
Pour écouter la chronique sur RCF.fr :
20:07 Publié dans Chroniques Europe sur RCF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Emmanuel Morucci, Team Europe, Editions du Rocher, Dimitrova, Maison de l'europe de Brest, Brest, Lyon
20.04.2008
Mme Albena Dimitrova, Secrétaire Générale de l’Alliance France-Bulgarie à la Maison de l'Europe de Brest
Mme Albena Dimitrova, Secrétaire Générale de l’Alliance France-Bulgarie, présentera son livre : Goût bulgare, La place occupée par les femmes bulgares dans la société, à la Maison de l'Europe de Brest.
En cette année européenne de l'interculturalité cette rencontre va nous permettre de découvrir des changements survenus en Bulgarie après la chute du Mur de Berlin et notamment la place occupée par les femmes dans cette société à la "croisée des affirmations idéologiques et des périlleuses tentatives des individus à maîtriser leurs destins".
Dans son ouvrage, Mme. Dimitrova décrypte les discours officiels et les bouleversements réels qui touchent son pays.
Ces femmes de Bulgarie nous embarquent dans l’imaginaire d’une société composée de questionnements anciens et de quêtes contemporaines, partagées entre vie professionnelle, épanouissement sensuel et vie familiale.
Economiste, Mme. Albéna Dimitrova a effectué des recherches sur les risques systémiques appliqués à la privatisation dans les pays de l’Est et au développement de la corruption.
Aujourd’hui Secrétaire Générale de l’Alliance France-Bulgarie, elle porte un regard aiguisé sur les métamorphoses de ces deux sociétés dans les domaines les plus divers : économique, social, universitaire, culturel et artistique.
Cette rencontre aura lieu le mardi 22 avril à 18 heures à la Maison de l’Europe de Brest. L’entrée est libre.
20:20 Publié dans Actualité de la Maison de l'Europe de Brest | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Morucci, Edition du Rocher, Maison de l'Europe, Team Europe, Albena Dimitrova
17.04.2008
A Saint Jean D'Angély se construit la Citoyenneté européenne.
Emmanuel Morucci a passé quelques jours au Centre de Culture européenne de Saint Jean D'Angély. Il y intervenait devant plusieurs dizaines de jeunes lycéens Autrichiens, Espagnols, Français. Le thème de la semaine est la citoyenneté européenne et le dialogue inter-culturel.
Ce fut, pour les jeuens européens, une grande occasion de parler des fondamentaux de la construction européenne replacés dans une perspective de la mondialisation. Les jeunes ont pris leur part du débat. Posant des questions aux deux intervenants Jean Pierre Quentin, Docteur en droit et membre du Team Europe France et Emmanuel Morucci, docteur en sociologie et également membre du Team Europe France. Il n'ont pas hésité à formuler leurs critiques sur l'Union européenne actuelle et exprimé leur idée de ce que devrait, selon eux, être l'Europe.
le stage associe réflexion sur la citoyenneté européenne à la pratique et à la création par atelier. les ateliers bronze, théâtre, multimédia, chant ou encore Hip Hop connaissent un grand succès. il faut dire que le lieu est parfaitement adapté. L'abbaye royale permet ces mélange de notre temps dans un espace de très vielles pierres toujours placé sur l'historique chemin de Compostelle. C'est donc bien un lieu vivant de l'histoire de L'Europe qui voit se poursuivre l'aventure communautaire.
Quelques photos :
10:40 Publié dans TEAM EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Emmanuel Morucci, centre de Culture européenne, St Jean D'Angély, Team Europe-France, Maison de l'Europe
La pauvreté des enfants : une urgence pour la PFUE.
Chronique RCF du 16 avril 2008
Je vous en parlais la semaine dernière et présentait d’ailleurs le sujet comme une priorité de la présidence française de l’union européenne. Le fait est avéré : La pauvreté gagne du terrain dans l’Union européenne. Elle frappe de plus en plus les jeunes. Mais il n’y a pas que la pauvreté qui s’installe. La pénurie de produits de première nécessité semble s’installer y compris en Europe. Les prix montent. La véritable catastrophe, considérée par le FMI comme une guerre mondiale à mener est arrivée. Dans les pays du sud, il n’y a plus rien à se mettre sous la dent et les révoltes éclatent. Les organisations internationales réagissent dans l’urgence mais les puissances n’exposent pas une prospective claire. Lorsque l’on sait que la presque totalité de l’agriculture du continent sud américain est voué à l’alimentation animale et qu’il ne reste plus de place ou presque pour la production vivrière, il a de quoi s’interroger sur le sens des choix opérés par les nations et les multinationales. Trois questions se posent : quelles décisions concrètes prennent les pays riches vis-à-vis de cette situation ? Quelle politique mènent-ils face aux décisions des courants financiers qui gardent la haute main sur les productions et approvisionnements ? Quelles orientations pensent prendre les dirigeants européens sur cette question de paupérisation qui ne touche pas qu’une simple baisse du pouvoir d’achat.
Regardons de plus près la situation de la pauvreté dans l’Union européenne. Ellen est bien plus grave et touche les enfants. Sur les 78 millions de pauvres que compte l’Europe, 19 millions sont des enfants. Une députée Allemande, Gabriele Zimmer a mené une enquête de terrain et publié un rapport fort éloquent. Les chiffres parlent mais restent, sans doute, en dessous de la vérité. En effet, ceux-ci n’incluent pas les enfants des demandeurs d’asile, des immigrés ou des sans-papiers. C’est une des grandes questions à traiter par la présidence française de l’Union européenne.
De son côté, le député irlandais Proinsias De Rossa du PSE est lui aussi monté au créneau. Il est surprenant, dit-il que dans les pays européens, on sache comment faire (et je rajouterai que l’on en a les moyens) pour lutter contre la pauvreté des enfants, mais que le problème persiste toujours.
On relève plusieurs causes à ce phénomène. Mais on note particulièrement le travail irrégulier des parents, et la situation de parents isolés. Pour l’OCDE , « la pauvreté en Europe devrait être une priorité pour les politiciens », d’autant que la situation est très différente d’un pays à l’autre. « Malgré la prospérité croissante, le fossé entre riches et pauvres dans les États-membres s’agrandit », remarque la centriste Elizabeth Lynne, député de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.
Pour elle, « cela pose de sérieuses questions sur le genre d’Europe dans laquelle nous voulons vivre et sur l’engagement des États et des institutions européennes dans la lutte contre les inégalités ».
Une première réponse vient du parlement européen et plus particulièrement de sa Commission de l'emploi. Elle travaille actuellement sur une proposition visant à faire de 2010 l'année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Cela arrive bien tard mais espérons que cela soit efficace.
Pour écouter 
ou RCF.fr.
10:16 Publié dans Présidence¨française de l'Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Morucci, Europe, RCF, Team europe, maison de l'europe, pro europa
12.04.2008
Quelle trajectoire choisira la présidence française de l’Union ?
Chronique du 9 avril 2008
La présidence française de l’Union européenne est attendue au moins autant qu’elle inquiète. Il faut dire que le casse croute est colossal. Dans quelques semaines, il reviendra à notre pays de traiter des problématiques très diverses qui agitent les 27 allant du besoin de citoyenneté et de transparence de l’union à la gestion des stratégies géopolitiques notamment en ce qui concerne l’énergie et la défense sans oublier la protection de l’environnement et les choix de développement qualifié de durable. Cerise sur le gâteau, le président français sera président de l’union au moment où les jeux de Pekin commenceront et les événements récents au Tibet peuvent laisser craindre une olympiade sous haute tension diplomatique.
Les champs que le président de la république va devoir initier sont complexes et montrent à quel point l’Europe n’a pas su ces dernières années se construire. Certes la politique internationale et de défense revient à la une mais la non application du traité de Lisbonne laisse, pour l’heure, les pays membres dans une perspective inachevée. Et cela se sent.
La présidence française va devoir faire la synthèse entre des choix opérés par le Conseil de l’Union et des attentes, souvent différentes entre citoyens et instituions de l’Union. Si le président français réussi a ramené l’union européenne dans une démarche de construction claire ce sera un grand succès. La construction de l Europe ne semble pas, en effet pour nos concitoyens, maitrisable. Sui generis, elle donne l’impression d’une entité qui se construit en transformant progressivement les éléments qui lui donne corps.
Elle n’a pas une trajectoire constante. Elle devient une combinaison de plusieurs modèles penchant pour la coopération intergouvernementale alors que les citoyens l’attendent fédérale. Ce qui ne donne pas une vision claire aux citoyens de l’Union qui décrètent que l’Europe est trop complexe, trop lointaine.
En ce domaine, la présidence française va devoir travailler une direction principale et apporter des éléments de réponse à la question : quelle Europe pour 2020/2030. L’Europe sera-t-elle puissance ou marché ? Qu’elle forme va prendre l’espace économique commun ? Une réflexion que le Comité des sages devra avancer dans les 6 mois que va durer cette présidence française.
Quatre directions sont possibles et s’opposent. Ce sont elles qui divisent les européens. Les choix doivent s’opérer verticalement entre Europe puissance ou Europe espace commercial et horizontalement entre Europe fédérale et partenariat entre les nations.
Il faudra enfin mettre en place les éléments de la stratégie de Lisbonne dont les principaux éléments sont la promotion de l’emploi, de l’innovation et de la recherche au service de la croissance. Mais il reviendra au président de l’union de mettre, en même temps les outils nécessaires à la lutte contre la pauvreté. Une pauvreté grandissante et qui est un vrai poids pour l’Europe.
Voilà une présidence qui s’annonce lourde et dont on espère le succès. Mais 6 mois d’une présidence tournante est un délai bien cours pour remplir une telle mission.
Pour écouter la chronique vous pouvez cliquer ici

16:05 Publié dans Présidence¨française de l'Union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Morucci, Europe, Maison de l'Europe, team europe france, institut robert schuman pour l'europe, pro europa











