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18.05.2008

Le Secrétariat de la COMECE demande des taux de TVA réduits en faveur des familles et du patrimoine culturel

Considérant la dimension éthique des politiques fiscales et leur impact sur la qualité de vie en société, le Secrétariat de la COMECE a participé à la consultation lancée par la Commission européenne le 6 mars dernier en vue de la révision de la législation sur les taux de TVA réduits. La contribution de la COMECE suggère de réduire les taux de TVA sur certains biens et services concernant les familles, ainsi que sur la rénovation des églises et lieux de culte.

Face aux changements démographiques sans précédent auxquels l’UE est confrontée; le Secrétariat de la COMECE souligne dans sa contribution qu’il est important de concevoir des mesures fiscales qui facilitent les conditions de vie des familles, en particulier celles qui souhaitent avoir plus d’enfants. De ce point de vue, la révision par la Commission européenne des taux de TVA réduits pourrait constituer l’un des instruments susceptibles de favoriser au niveau de l’UE les conditions de vie des familles.

Le Secrétariat de la COMECE a ainsi suggéré d’inclure dans les taux de TVA réduits des biens de consommation comme les couches pour enfants (et pas seulement pour bébé comme le proposait la Commission), les produits de soins pour enfants, les sièges auto et des services comme la construction, la rénovation et l’entretien des infrastructures de garde d’enfants, ainsi que l’ accès, la construction, la rénovation et l’aménagement de logements sociaux, comme faisant partie de la politique sociale.

Le Secrétariat de la COMECE a approuvé la proposition de la Commission européenne de donner aux Etats membres la possibilité de réduire les taux de TVA sur les services liés à la réparation des églises et d’autres lieux de culte, considérant qu’ils relèvent du patrimoine culturel européen.

LA COMECE suggère d’étendre la réduction de TVA à la restauration, la conservation, la rénovation et l’entretien des églises et autres lieux de culte, y compris des objets de culte. Cette extension aux services visant à la préservation des bâtiments religieux, et pas seulement à leur réparation, aiderait à prévenir que ces bâtiments ne se dégradent ou tombent en ruine, alors qu’ils représentent une partie de l’héritage cultural commun de l’Europe.

Ces suggestions devraient être prises en considération par la Commission européenne, qui devrait publier une proposition législative sur la révision des Taux de TVA réduits en septembre prochain.

La présidence française de l'UE devra faire un choix pour la gouvernance européenne

Je constate souvent, parlant de la construction européenne que mes concitoyens n’ont pas une vision claire du sens et du contenu de l’Union européenne.

En dehors du fait qu’ils se disent sincèrement européens, ce dont je ne doute pas un instant, ils ne savent pas quelle orientation nos responsables politiques réservent à cette grande ambition que des hommes comme Schuman ou Monnet ont voulue pour les temps futurs.

D’ailleurs, mes interlocuteurs ne semblent, généralement, même pas situer le chemin que peut prendre l’Europe dans les décennies à venir. C’est pourtant une des missions principales que va devoir remplir la France à l’occasion de sa présidence tournante en juillet prochain.

Quelle Europe voulons-nous pour la période 2020/2030 ? Telle est une des questions importante à laquelle devra répondre le président en exercice de l’Union. Il devra aussi préparer les Européens en leur disant précisément ce qu’il compte faire de la dimension supranationale, pour elle-même et dans ses relations au reste du monde et du caractère que les Etats membres entendent lui donner.

Mais avant de répondre à une si importante problématique peut être est il intéressant de se poser la question de la vision qu’ont les Européens de l’union européenne et celle que nos partenaires développent depuis des années.

La réponse est assez simple. En réalité quatre possibilités s’offrent à nous :
Une première est la vision d’une Europe puissance à caractère fédéral.
Une seconde est la proposition d’une Europe puissance mais dans le cadre d’une coopération d’états membres
La troisième est celle d’une zone économique à caractère fédéral et la quatrième une zone de libre échange organisée dans le cadre d’une coopération entre les états membres.

Dans la dernière proposition se retrouvent le Royaume-Uni et les pays d’Europe centrale et orientale, les PECOS. La vision d’un marché commun à caractère fédéral est partagée par l’Italie et les pays scandinaves tandis que l’Europe puissance mondiale et à gouvernement fédéral a la préférence des Allemands, des pays du Benelux et de l’Espagne. La France quand à elle occupe la position isolée d’une Europe puissance mais pensée dans un simple partenariat entre les nations.

Une chose est sure c’est que les citoyens de l’union n’ont pas conscience de ces différences de perspectives. Pour eux, et d’une manière générale, l’Europe est une, pleine et entière. C’est comme cela qu’ils la voient. Presque comme une nation. Il faut bien le dire, les gouvernements ne prennent pas véritablement le temps d’expliquer à leurs ressortissants les diverses possibilités de choix qui s’offrent à eux. D’un autre côté, il faut aussi l’avouer, les citoyens ne cherchent pas vraiment à en savoir plus.

Ainsi va l’Europe depuis des années. Ces divergences fondamentales sont passées quasi inaperçues lors du débat pour le traité constitutionnel et n’apparaissent pas dans le traité réformateur de Lisbonne. Sauf peut être lors des négociations pour sa rédaction ou chaque état membre à tenté d’imposer sa vision et ses intérêts. Rien d’étonnant, alors, à ce qu’une des principales actions de la présidence française soit de réconcilier les européens avec l’Europe. C’est aussi un choix que devront faire les Européens lors des élections européennes de juin 2009.

Vous pouvez écouter la chronique sur RCF.fr http://www.rcf.fr/diffusion.php3?id_article=223194&id_locale=38 ou cliquer ici
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07.05.2008

Journée de l'Europe : l'appartenance à l'UE fêtée.

Des symboles d’appartenance à l’Union européenne, la journée du 9 mai est sans doute celui qui connaît chaque année une vigueur nouvelle et un attrait pour les citoyens européens. En effet, les programmations, sont, dans toute l’Europe de plus en plus sophistiquées et de moins en moins institutionnelles et donc correspondent aux gouts et aux attentes des Européens.

Autrefois célébrée le 5 mai, la journée de l’Europe correspondait à l’anniversaire de la création du conseil de l’Europe. Depuis une quinzaine d’année, c’est le 9 mai, date anniversaire de la déclaration Schuman qui a retenu l’attention des chefs de gouvernements, afin de célébré la fête de l’Europe.

Que ce soit en région ou dans la capitale, dans les villes européennes comme dans les villages, urbains et ruraux fêteront cette année l’Europe de manière spécifique. D’une part parce que cela fait 60 ans que le Conseil de l’Europe existe mais surtout, parce qu’après les années de troubles qui ont suivis l’épisode du traité constitutionnel, les européens renouent avec l’Union qu’ils ont souhaité constituer avec les 27 partenaires.

C’est une journée qui permet de s’intéresser à l’Europe. Ainsi, de Brest à Agen, de rennes à Angoulême, de vannes à Lyon, de St Brieuc à Montpellier, de paris à Dublin, de Berlin à Capri, de Grèce en suède, de Slovénie en Croatie, partout, l’Europe sera célébrée.

La manière peut être différente, d’artistique et cinématographique à Brest elle sera informative à Agen, musicale à rennes, studieuse dans des écoles et amphithéâtre. Populaire dans des pubs et restaurants, elle permettra de découvrir des traditions, il faut l’avouer souvent culinaire et rafraichissante. Ailleurs, intellectuelle, la journée de l’Europe permettra de découvrir le sens de la construction européenne, politique elle sera informative de la prochaine présidence française, stratégique elle expliquera l’Union dans sa responsabilité de sécurité et de défense. En Irlande, elle rappellera le prochain référendum de juin pour la ratification du traité de Lisbonne. Dans cette perspective, nous lèverons fraternellement, une pinte de Guinness à la santé des Irlandais.

En cette année européenne de l’interculturalité la journée de l’Europe sera aussi souvent l’occasion de rencontrer d’autres européens, pour parler, de la pluie et du beau temps, de la nature que tous veulent protéger, de la hausse du pétrole et peut être de se poser la question de cette monnaie, l’euro que nous avons dans la poche, que l’on accuse de la hausse des prix mais qui permet d’acheter le baril de pétrole à un prix encore accessible parce que la monnaie européenne est forte.

Partout, les symboles de l’Union seront portés sur la place publique en cette journée du 9 mai. Le drapeau azur aux douze étoiles d’or, symbole de plénitude et de perfection flottera aux frontons des mairies et édifices public et l’hymne retentira comme le son de l’union et de la paix au lendemain du 8 mai.

Mais ce jour, chacun pourra aussi regretter que dans le nouveau traité de Lisbonne, les symboles aient disparus. Alors la journée de l’Europe, se transformera peut être en une journée de revendication afin qu’ils soient réintégrés. Après tout, ne sont ils pas le meilleurs moyens de se reconnaitre comme Européens ?

pour écouter la chronique sur RCF cliquez ici :


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02.05.2008

Changement climatique et réconciliation entre les peuples, sujets de la rencontre annuelle des représentants des Eglises et Religions avec les Institutions européennes.

La rencontre des représentants des Eglises et Religions en Europe avec les Présidents de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil se tiendra pour la 4e année consecutive ce lundi 5 mai.

L’Eglise Catholique sera représentée par Mgr Adrianus van Luyn (Président de la COMECE), S.E Franc Cardinal Rodé (Préfet pour la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique,), S.E Audrys Juozas Cardinal Backis (Archevêque de Vilnius) et S.E Keith Patrick Cardinal O'Brien (Archevêque de St Andrew et Edinburgh). Mgr Noël Treanor, Secrétaire général de la COMECE participera également à la rencontre, ainsi que des représentants des Eglises Anglicane, Protestante et Orthodoxe et des Représentants des religions juive et musulmane.

La rencontre sera consacrée aux thèmes du changement climatique et de la réconciliation entre les peuples.

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