26.11.2008

L’UE annonce un plan de croissance de 130 milliards d’euros pour contrer la crise.

Selon l’Agence européenne d’information Euractiv, les 27 pays membres de l’UE vont allouer 1 % de leur PIB à un paquet européen d’impulsion économique. Cela concernera notamment des prêts pour les constructeurs automobiles. Ce plan vise à relancer l’économie et à tempérer les effets de la récession.
C’est le 7 novembre que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont convenu de la nécessité de se projeter au-delà de la crise financière et de prendre des mesures concretes pour répondre à la conjoncture économique qui va en s’aggravant.


Ils ont alors demandé à la Commission européenne de soumettre des propositions avant le prochain sommet européen des 11 et 12 décembre. La décision est importante mais faitr débat entre le président français, président en exercice de l’Union et la chancelière alemande. Il est tout de même important de rappeller que les 15 pays membres de la zone euro sont entrés en récession, enregistrant une baisse de 0,2 % de leur PIB pour le deuxième trimestre consécutif.
Avec environ 1% de leur Produit intérieur brut ce sont quelque 130 milliards d’euros qui devraient être déployés. Ce montant important est supérieur au budget annuel de l’UE. le plan de la Commission donne une orientation technique à ce paquet financier et réglementaire. Reste à venir une décision politique sur le contenu et la direction à lui donner.
La Commission veut que le plan de relance européen soit rapide, ciblé et temporaire. De son côté, Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, a indiqué que l’UE demanderait à la Banque européenne d’investissement (BEI) de contribuer au paquet de relance.
Le ministre français souhaite que tout soit mis en œuvre pour contrer la crise économique. tous les éléments flexibles des règles budgétaires de l’UE devraient être mis à profit. Il s’agit de garantir toutes les fonctions du marché unique. En ce sens, la flexibilité des règles en matière d’aides d’Etat doivent être pleinement utilisées pour que les Etats membres puissent contribuer au soutien des secteurs menacés.
Mais il ne faut pas oublier trop vite les plans de renflouement de plusieurs milliards adoptés pour secourir les secteurs bancaires en difficulté. Les sommes déjà déployées vont sans doute grever les déficits budgétaires annuels, qui devraient largement dépasser le plafond de 3 % du PIB spécifié dans le Pacte de stabilité et de croissance. Si en France quelques voix estiment qu’en cas de crise on peut prendre quelques libertés avec les règles, ce n’est pas l’avis de la cancelière allemande qui reste campée sur ses positions.

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