17.12.2008

Une fin de présidence française qui redessine les perspectives institutionnelles de l’Union

C’est devant le Parlement européen que le président Nicolas Sarkozy a présenté et défendu ce mardi son bilan de la Présidence française de l’UE. Une présidence que l’on peut globalement qualifier de succès surtout si l’on compare aux résultats de la précédente présidence qui avait vu la mise en place du traité de Nice. La tache n’a pas été simple, les crises nombreuses et successives. Le travail de l’équipe française menée par le Président de la République et son ministre aux Affaires européenne, Jean Pierre Jouyet ont démontré cette capacité diplomatie et politique a entrainer le projet et les défis européen.

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03.12.2008

"LIBERTE, SECURITE ET JUSTICE en Europe, le Commissaire Jacques Barrot lance une consultation publique.

pour écouter la chronique sur RCF : http://www.rcf.fr/IMG/mp3/EUROPE_03122008.mp3

Chronique européenne du 3 decembre 2008-12-03

La commission européenne a décidé de lancer une grande consultation auprès des citoyens de l’Union. Il s’agit pour l’institution de Bruxelles de pousser le plus loin possible les réflexions concernant les cinq prochaines années et plus précisément la période 2010/2014. Intitulée « liberté, sécurité et justice quel sera l’avenir, la consultation publique est ouverte à tous. La Commission s’y est engagée. Elle prendra en compte de l’avis de chacune des personnes qui répondra.

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26.11.2008

L’UE annonce un plan de croissance de 130 milliards d’euros pour contrer la crise.

Selon l’Agence européenne d’information Euractiv, les 27 pays membres de l’UE vont allouer 1 % de leur PIB à un paquet européen d’impulsion économique. Cela concernera notamment des prêts pour les constructeurs automobiles. Ce plan vise à relancer l’économie et à tempérer les effets de la récession.
C’est le 7 novembre que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont convenu de la nécessité de se projeter au-delà de la crise financière et de prendre des mesures concretes pour répondre à la conjoncture économique qui va en s’aggravant.

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23.10.2008

La crise éclaire les consciences : Les Européens en quête du sens de leur Union.

Par Emmanuel Morucci

Dans de précédentes chroniques je suis positionné sur ce qui me parait être trois grandes orientations nécessaires à la poursuite de la construction européenne et à la bonne compréhension, aux fins d’adhésion, des enjeux de son devenir pour les citoyens que nous sommes.

J’avais ainsi avancé quelques idées : 1) que la crise permettait d’avoir un autre regard sur l’Europe et son Union politique, 2) qu’un gouvernement économique supranational avait réellement son intérêt et 3) que les citoyens, au travers de leur expression, elle aussi supranationale, avaient à tenir leur rôle essentiel dans cette construction politique et territoriale, a condition, bien sûr qu’on leur donne les attributs de cette citoyenneté.

Cela veut dire qu’il faut en urgence se reposer la question du sens de la construction européenne. En effet, si en cette fin de cycle financier les effets techniques de la politique sont là et portent leurs fruits, l’affaire n’est pas gagnée. Et il ne faudra pas que les présidences prochaines et successives, notamment celles de la république tchèque puis celle de la Suède, lâchent du mou. Bien au contraire.

En tout cas on peut considérer que l’Union européenne a démontré cette capacité, quelle a toujours affirmé d’ailleurs au travers de ses traités constitutionnels ou de Lisbonne, à peser sur le reste du monde. L’obtention d’un sommet à New York avant la fin des présidences américaine et européenne souligne les contours d’une physiologie économique, politique et sociale différente de celle que l’on connaît aujourd’hui.

Mais la question technique est insuffisante. L’Europe a besoin de vibrer. Elle n’est pas seulement une union de peuple et de nation, elle est aussi porteuse d’un devenir dont les traités ont dessiné peu à peu les contours. Les valeurs de l’Union, les solidarités, les coopérations entre Etat membres et les formes qu’elles peuvent prendre, les compétences et les subsidiarités sont ainsi annoncées. Les citoyens comme les organisations doivent développer un sentiment d’appartenance comme, ils développent déjà des stratégies d’européanisation.

Mais il manque cruellement de ce système institutionnel capable de faire jouer à l’Union son rôle en termes de politique intérieure comme en termes de politiques étrangères. Il convient que les Européens se mettent au clair au sujet de la structure institutionnelle, garante des libertés et avec le contenu conceptuel de l’Union, seul susceptible de donner les directions à suivre. Les peuples et les Etats membres doivent en avoir pleine conscience. La ratification du traité de Lisbonne doit pouvoir intervenir dans les toutes prochaines semaines. Les Irlandais sont donc confronté à un choix d’orientation nationale sans doute complexe pour eux mais nécessaire à la suivie de l’Union. A moins qu’ils ne choisissent, comme le propose un ancien ministre britannique des Affaires européenne, de s’en éloigner momentanément afin de ne pas bloquer le processus de ratification qui doit aller à son terme.
Enfin, soyons honnêtes. S’il est demandé aux Irlandais de revoir leur position, il me parait juste que la même exigence soit destinée aux Français et aux Hollandais qui ont rejeté le traité constitutionnel.

En effet, si le traité de Lisbonne est nécessaire pour passer des étapes importantes comme celle de la majorité, la nomination d’une présidence de l’Union, celle d’un haut commissaire aux affaires étrangères, la validation d’un texte commun de valeur, simple et susceptible d’éclairer la conscience des Européens, l’est également.

Comment en effet, traiter des questions de sécurité, d’immigration, d’approvisionnent des énergies, de défense de l’Union, de ses opérations dans le monde, du développement durable, des politiques financières et monétaires si, au préalable nous ne sommes pas capable de donner sens, de manière commune, à cette construction plurinationale, collective et interculturelle.

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08.10.2008

La crise change le regard sur l'Europe

Pour écouter la chronique sur RCF cliquez ici : http://www.rcf.fr/IMG/mp3/EUROPE_08102008.mp3




A toute chose malheur est bon dit un dicton. Un autre dit que toute crise est profitable. Si les choses n’étaient pas aussi tragiques on pourrait s’en contenter et se dire que les Européens, je veux parler ici des chefs d’Etat et de gouvernement, ont enfin admis de l’utilité qu’a l’Europe a parler d’une seule voix.
Il aura fallu que les banques de l’Union soient menacées de faillite pour que les ministres de l’Eurogroupe, rejoints par ceux du reste de l’Union décident de porter de 20 000 à 50 000 euros les garanties bancaires des particuliers.
Ce n’est pas encore une politique commune. Chaque Etat intervient toujours individuellement mais la prise de conscience d’une action commune apparait. Sans doute, cette crise financière et économique fait amèrement regretter que l’Union ne soit pas dotée des outils institutionnels qui lui ont été refusé à trois reprises par les citoyens de l’Union.
Mais au moins la décision commune de ne pas agir individuellement, sans tenir compte des pays partenaires est une réponse forte susceptible de rassurer les 320 millions d’Européens détenteurs de la monnaie commune. Une manière d’avertir aussi l’Irlande qui espérait capter, pour ses banques, les placements des épargnants qu’un Etat membre ne peut jouer cavalier seul.
Une excellente occasion de rappeler les valeurs de solidarités qui président à la construction européenne. Il est vrai que la crise remet sur le devant de la scène les outils conceptuels d’avant la construction économique du Traité de Rome.
Pourtant pour l’heure, il s’agit de sauver des banques, des entreprises, des emplois et un équilibre économique et financier mondial devenu très fragile et donc sensible à la moindre fluctuation.
Le président de la banque centrale européenne, avec ses homologues des Banques centrales nationales, a montré sa capacité a gérer la crise et fait la preuve de l’efficacité de la politique qu’il a opposé aux dirigeants politiques depuis plusieurs mois. Sans doute anticipait-il une crise qu’il voyait se profiler. Sans aussi, le système bancaire européen sortira de cet épisode transformé. D’une part il sera plus surveillé et d’autre part on voit le retour de l’Etat dans la prise de participation. Un retour nécessaire sur le libéralisme outrancier du marché. On assiste également a une reprise en main du politique sur l’économique. Ici encore il y a une prise de conscience que la science économique doit rester un simple outil au service de l’homme. Le moins que l’on puisse dire est qu’au quatrième mois de la Présidence française de l’Union, cette dernière aura été un épisode particulièrement chargé dans la chaine des présidences successives. Des résultats concrets sont d’ores et déjà à porter au crédit d’une diplomatie expérimentée, crédible et efficace. Reste pour elle a convaincre ses partenaires et acteurs bancaires d’un inéluctable plan européen de la finance tout comme l’Europe devra obtenir de ses citoyens la ratification du traité capable de transformer et de faire évoluer ses institutions.

05.10.2008

Chronique européenne du 1er octobre 2008

http://www.rcf.fr/IMG/mp3/EUROPE_01102008.mp3

26.09.2008

La chronique européenne d'Emmanuel Morucci du 25 septembre sur RCF


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chronique du 25 septembre sur RCF

26.06.2008

La chronique européenne d'Emmanuel Morucci

Podcast de la chronique européenne d'Emmanuel Morucci sur les ondes de RCF Grand ouest : Brest, Rennes, Saint Brieuc, Morlaix, quimper, Lorient, Vannes, Angouleme, ....
Pour écouter cliquez ici

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18.06.2008

Chronique européenne d'Emmanuel Morucci

Podcast de la chronique européenne d'Emmanuel Morucci du 18 juin 2008 sur les antennes de RCF Grand ouest et Bulle Agen

Pour écouter cliquez ici :


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18.05.2008

La présidence française de l'UE devra faire un choix pour la gouvernance européenne

Je constate souvent, parlant de la construction européenne que mes concitoyens n’ont pas une vision claire du sens et du contenu de l’Union européenne.

En dehors du fait qu’ils se disent sincèrement européens, ce dont je ne doute pas un instant, ils ne savent pas quelle orientation nos responsables politiques réservent à cette grande ambition que des hommes comme Schuman ou Monnet ont voulue pour les temps futurs.

D’ailleurs, mes interlocuteurs ne semblent, généralement, même pas situer le chemin que peut prendre l’Europe dans les décennies à venir. C’est pourtant une des missions principales que va devoir remplir la France à l’occasion de sa présidence tournante en juillet prochain.

Quelle Europe voulons-nous pour la période 2020/2030 ? Telle est une des questions importante à laquelle devra répondre le président en exercice de l’Union. Il devra aussi préparer les Européens en leur disant précisément ce qu’il compte faire de la dimension supranationale, pour elle-même et dans ses relations au reste du monde et du caractère que les Etats membres entendent lui donner.

Mais avant de répondre à une si importante problématique peut être est il intéressant de se poser la question de la vision qu’ont les Européens de l’union européenne et celle que nos partenaires développent depuis des années.

La réponse est assez simple. En réalité quatre possibilités s’offrent à nous :
Une première est la vision d’une Europe puissance à caractère fédéral.
Une seconde est la proposition d’une Europe puissance mais dans le cadre d’une coopération d’états membres
La troisième est celle d’une zone économique à caractère fédéral et la quatrième une zone de libre échange organisée dans le cadre d’une coopération entre les états membres.

Dans la dernière proposition se retrouvent le Royaume-Uni et les pays d’Europe centrale et orientale, les PECOS. La vision d’un marché commun à caractère fédéral est partagée par l’Italie et les pays scandinaves tandis que l’Europe puissance mondiale et à gouvernement fédéral a la préférence des Allemands, des pays du Benelux et de l’Espagne. La France quand à elle occupe la position isolée d’une Europe puissance mais pensée dans un simple partenariat entre les nations.

Une chose est sure c’est que les citoyens de l’union n’ont pas conscience de ces différences de perspectives. Pour eux, et d’une manière générale, l’Europe est une, pleine et entière. C’est comme cela qu’ils la voient. Presque comme une nation. Il faut bien le dire, les gouvernements ne prennent pas véritablement le temps d’expliquer à leurs ressortissants les diverses possibilités de choix qui s’offrent à eux. D’un autre côté, il faut aussi l’avouer, les citoyens ne cherchent pas vraiment à en savoir plus.

Ainsi va l’Europe depuis des années. Ces divergences fondamentales sont passées quasi inaperçues lors du débat pour le traité constitutionnel et n’apparaissent pas dans le traité réformateur de Lisbonne. Sauf peut être lors des négociations pour sa rédaction ou chaque état membre à tenté d’imposer sa vision et ses intérêts. Rien d’étonnant, alors, à ce qu’une des principales actions de la présidence française soit de réconcilier les européens avec l’Europe. C’est aussi un choix que devront faire les Européens lors des élections européennes de juin 2009.

Vous pouvez écouter la chronique sur RCF.fr http://www.rcf.fr/diffusion.php3?id_article=223194&id_locale=38 ou cliquer ici
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