25.09.2007
Formations doctorales en Europe: l'EUA demande des financements
Dépêche n°82981
Domaine : Enseignement supérieur - Recherche
Rubriques : Union EuropéenneRecherche
Les financements accordés aux doctorants ne couvrent en général pas la durée du programme doctoral et ne fournissent pas aux doctorants les moyens suffisants pour travailler et vivre dans des conditions décentes. La diversité des systèmes de financement et le manque de coordination entre les différentes instances, régionales, nationales et internationales constituent en outre un obstacle à la mobilité des chercheurs. Ce sont les principales conclusions d'un rapport de l'EUA (Association européenne des universités) sur les programmes doctoraux
en Europe, publié aujourd'hui mardi 4 septembre 2007.
Les auteurs du rapport estiment également que les financements doivent être plus attractifs pour les "candidats talentueux issus de milieux modestes", et plus flexibles pour mieux convenir aux doctorants qui suivent une formation à mi-temps. Toutefois, l'EUA ajoute qu'il ne s'agit pas seulement d'augmenter les financements du doctorat. Il faut, en premier lieu, que les gouvernements collectent plus d'informations sur les différentes allocations existantes. L'EUA plaide également pour davantage de coordination et de consultations entre les institutions d'enseignement supérieur et l'ensemble des institutions de financement (régionales, nationales et
internationales). "L'attractivité d'une carrière de recherche en Europe, que ce soit dans le secteur académique ou non académique, est largement déterminée au niveau de la recherche doctorale. Il est donc essentiel d'améliorer le statut et les conditions de soutien financier des doctorants qui varient sensiblement selon les pays d'Europe",
ajoute John Smith, secrétaire général adjoint de l'EUA sur ce point.
LEVER DES OBSTACLES À LA MOBILITÉ
"La formation doctorale est en soi internationale", poursuit l'EUA, et les jeunes chercheurs devraient bénéficier davantage d'opportunités internationales. Les universités devraient ainsi accélérer et amplifier leurs efforts de collaboration internationale - par exemple les programmes communs et les accords de co-tutelles. De plus, les
pouvoirs publics devraient faire davantage pour lever certains des obstacles qui empêchent les jeunes chercheurs d'acquérir une expérience internationale: les problèmes ayant trait aux visas, aux permis de travail, et à la couverture sociale et aux cotisations retraite.
L'enquête révèle notamment que les universités adoptent une approche plus structurée pour l'organisation de leur formation doctorale. De plus en plus d'institutions mettent ainsi en place des unités indépendantes - comme les écoles doctorales - ce qui leur permet de remplir leur mission de recherche de manière plus stratégique,
explique l'EUA. Le rapport souligne également qu'une série de programmes innovants comme des doctorats professionnels se mettent en place en Europe en réponse aux demandes du marché du travail. Le
nombre croissant de collaborations entre le monde économique et l'université et des coopérations entre universités a également servi de catalyseur pour la création de nouveaux programmes, estiment les
auteurs du rapport. Toutefois, même si l'étude note que des signes clairs témoignent d'un renforcement des efforts fournis par les institutions d'enseignement supérieur pour aider les perspectives de carrières des jeunes chercheurs, l'EUA estime qu'il faut faire davantage d'efforts dans ce domaine. Le rapport montre également que
l'encadrement peut encore être amélioré.
Soulignant la diversité croissante des diplômes, l'EUA rappelle enfin que la recherche doit rester le "composant essentiel de tous les doctorats".
Contact: Andrew Miller, +32 2 788 53 19, andrew.miller@eua.be www.eua.be
10:58 Publié dans Université et Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UBO, Maison de l'europe, Europe direct Bretagne Ouest, morucci, Team Europe, EUA







